Synopsis : Depuis son plus jeune âge, Tessa était promise à un avenir tout tracé : une vie rangée, une brillante carrière, un mariage tranquille avec son fiancé de toujours. Jusqu’à sa rencontre avec Hardin à son arrivée à l’université.Grossier, provocateur, cruel, c’est le garçon le plus détestable qu’elle ait jamais croisé. Et pourtant, ce bad boy tatoué pourrait bien lui faire perdre tout contrôle…
Les adultes ont eu Fifty Shades, les ados ont désormais After, leur version édulcorée de la saga érotique pour ménagères en surdose d’hormones. Mais nos ados méritaient-ils vraiment ça ? Qu’ont-ils fait de mal ? Pourquoi Hollywood leur en veut à ce point ? Ce sont quelques-unes des questions que l’on se pose à la sortie de After – chapitre 1. Et oui, parce que le vrai drame dans l’histoire, c’est qu’il va y avoir un chapitre 2, voire même un chapitre 3 puis 4 puis 5… After, c’est l’histoire d’une romance entre une jeune fille pure et brillante et un jeune garçon rebelle (mais brillant aussi sinon c’est trop facile) qui cache son intelligence derrière une façade d’ado écorché vif mi-énervant mi-choupinet mais 100% pelle à tarte. Vous l’aurez compris, After fait dans l’hyper-originalité. Il y a eu un avant et un après Citizen Kane, il y aura un avant et un après After. Plus sérieusement, le film de Jenny Gage, dont c’est le premier long-métrage au cinéma après pas grand-chose de franchement mémorable, est adapté d’une saga littéraire à méga-succès, reboutiquée en un pauvre truc sentimental pensant être dans l’air du temps avec ses jeunes « d’aujourd’hui »… qui en réalité ressemblent à de vieux clichés sur pattes. Comme le film d’ailleurs.
En fait, on a droit à tout, sauf à du sexe du bien sûr. Ou alors des cunnilingus suggérés et pardessus la culotte (faudrait pas trop faire osé non plus). On nous annonce un film dans la veine de Fifty Shades (déjà : gloups), on se retrouve avec une teen romance neuneu, poussiéreuse et encore plus tartignole, ridicule et ringarde qu’un vulgaire soap de bas étage, avec en prime deux acteurs aussi attachants qu’une gastro sévère. Entre une Josephine Langford qui multiplie les moues délicates façon page Instagram d’une jeune catho en fleur et un Hero Fiennes Tiffin aux allures de chaton malade qui déclame des dialogues « profonds » en prenant des postures de clip pour un parfum, on peut dire que l’on est servi avec un dessert sacrément gratiné et dégoulinant de caramel au sucre. Sérieusement, on en est vraiment à prendre les ados à ce point pour des demeurés ? After remplit à la lettre son cahier de charge imposé. Le problème n’est pas tant le résultat (enfin si un peu quand même) mais le cahier des charges en question, balisé de scènes exigées tellement consternantes, qu’elles donnent juste envie de tuer des gens à coups de fer à repasser clouté et brûlant pour atteinte à la dignité du cinéma.
BANDE-ANNONCE :
Film en Streaming Complet: http://vww.streamcomplet.bz/after-chapitre-1/


